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E-Press du 16 juin 2021

Les manifestants ont déclaré qu'ils agissaient en solidarité avec le mouvement Block the Boat, dont le but est d'empêcher Israël d'expédier des marchandises vers l'Amérique du Nord pour protester contre la dernière guerre israélienne. ©alwaght.net

Au sommaire

 

1- L'armée française espionnée par la CIA 

Par une publication sur Twitter, le compte officiel de l’État-Major français des Armées, avec plus de 166 000 abonnés, a partagé récemment une photo mettant en scène un exercice sensible concernant la sécurité publique. Une feuille, affichée à un mur et bien visible, a dévoilé un mot de passe sur le document publié censé être réservé en interne aux experts en charge de la sécurité de la France.

Cette grave erreur soulève des questions sur la sécurité stratégique de la France, mais aussi sur les accusations de pays de l’OTAN, dont la France, envers la Chine et la Russie de hacker leurs systèmes secrets.

« Pour faire face aux risques naturels, technologiques ou sanitaires, ainsi qu’aux menaces qui peuvent peser sur la population, les acteurs de la sécurité se réunissent régulièrement dans des exercices proches du réel », a publié, accompagné d’une photo, l’État-Major français des Armées sur son compte Twitter le 8 juin dernier. Sur la photo, on peut voir un mot de passe en clair. L’affaire provoque une grande inquiétude auprès des observateurs d’autant plus qu’avant de s’envoler pour l’Europe et la Suisse, Joe Biden a déclaré à la question, « Vous attendez-vous à ce que Poutine parvienne à s’entendre avec vous sur les cyberattaques ? » : « Qui sait à ce stade ? Ce sera le sujet de notre discussion ».

La bourde réalisée par la France montre déjà que les États-Unis devraient, avant tout, chercher chez ses alliés surtout qu’Edward Snowden a annoncé l’implication de Joe Biden dans le scandale d’espionnage en UE.

Les erreurs à chercher chez les alliés des États-Unis. En fait, à voir la grave erreur réalisée par l’armée française, le danger de fuite viendrait essentiellement du fait du manque du sérieux du travail des services occidentaux, eux-mêmes. En publiant une photo montrant l’identifiant et le mot de passe d’une « session Windows » scotchée, en clair et non flouté, sur une armoire technique, on peut, en outre, se demander si les experts en question pourront, le jour venu, faire face aux risques technologiques et donc aux menaces qui peuvent peser sur le pays.

Le site Next INpact indique que « c’est grâce à l’alerte donnée par @TomDAAVID, un étudiant en M1 à l’ENS de Lyon qui s’intéresse aux enjeux de santé publique des armes, munitions et substances en matière de maintien de l’ordre (ce pourquoi il avait vu passer le tweet) », que « le compte Twitter de l’État-Major français a retiré le tweet, avant de le republier tel quel, puis de le réeffacer une seconde fois ». Si au travail, ces experts font une telle erreur, qu’en est-il durant leur vie privée ?

Microsoft dans l’armée française ! Au-delà de cette fuite faisant douter de la qualité des experts français sur le terrain de la sécurité, on constate que ces derniers utilisent un système d’exploitation américain du géant Microsoft qui est connu pour capter des informations dans des pays et de les donner aux services secrets américains tout en étant aussi connu pour avoir des failles utiles aux hackers.

Source : reseauinternational

 

2- Le Canada "anti-sioniste" ? 

Des manifestants empêchent un porte-conteneurs israélien d'accoster à Prince Rupert.

Le mouvement « Block the Boat » vise à empêcher Israël d'expédier des marchandises en Amérique du Nord.

Un porte-conteneurs israélien a été empêché d'accoster lundi au port de Prince Rupert, en Colombie-Britannique, après qu'un groupe d'environ 10 manifestants –a formé une ligne de piquetage à l'entrée du terminal à conteneurs de Fairview afin d'empêcher Israël d'expédier ses marchandises vers l'Amérique du Nord.

Le porte-conteneurs Volans, propriété de la compagnie maritime israélienne ZIM, a été ancré dans le port de Prince Rupert pendant la majeure partie de la journée de dimanche.

Les manifestants ont déclaré qu'ils agissaient en solidarité avec un mouvement appelé Block the Boat, qui vise à empêcher Israël d'expédier des marchandises vers ce continent en réaction au récent conflit israélo-palestinien.

Le navire n'a pas pu accoster car les manifestants ont dressé une ligne de piquetage à l'entrée du terminal et les débardeurs syndiqués n’ont pas pu la franchir.

Les membres de la section locale 505 de l'International Longshore Workers Union (ILWU) sont tenus d'arrimer et de décharger les navires qui entrent dans le terminal.

Source : cbc.ca

 

3- La Belgique contre la Chine !

Ouïghours : les députés belges adoptent une résolution dénonçant un « risque sérieux de génocide ». 

La commission des relations extérieures de la Chambre des représentants belges a adopté une résolution dénonçant un risque « de génocide » contre les Ouïghours. Pékin qui a déjà réfuté par le passé cette accusation n'a pas réagi dans l'immédiat.

Les députés belges réunis en commission des relations extérieures ont voté ce 15 juin une résolution pour avertir d'un « risque sérieux de génocide » contre la minorité musulmane des Ouïghours en Chine. Cette résolution a été adoptée à la quasi-unanimité « moins deux abstentions du Parti du travail de Belgique (PTB) », a précisé le député écologiste Samuel Cogolati à l'origine de cette initiative. L’élu qui figure parmi les personnalités européennes visées par des sanctions chinoises souhaitait initialement faire reconnaître un « crime de génocide » mais un débat au sein de la coalition majoritaire en Belgique (associant principalement écologistes, libéraux et socialistes) a abouti la semaine dernière à une version allégée du texte. Il a toutefois salué « un vote historique, encore inimaginable il y a quelques mois ».

L’élu qui figure parmi les personnalités européennes visées par des sanctions chinoises souhaitait initialement faire reconnaître un « crime de génocide » mais un débat au sein de la coalition majoritaire en Belgique (associant principalement écologistes, libéraux et socialistes) a abouti la semaine dernière à une version allégée du texte. Il a toutefois salué « un vote historique, encore inimaginable il y a quelques mois ».

De son côté, la Chine réfute toutes les accusations de maltraitance et explique que la politique menée dans le Xinjiang consiste à lutter contre les velléités séparatistes et le départ de jeunes gens vers les rangs djihadistes. Réagissant à des accusations britanniques d'« atteintes graves » aux droits de l'Homme, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait déclaré le 20 juillet : « La question du Xinjiang n'est pas une question de droits de l'Homme, de religion ou de groupe ethnique. C'est une question de lutte contre la violence, le terrorisme et le séparatisme. » Situé à l'extrême-ouest du pays le plus peuplé du monde, le Xinjiang est l'une des cinq régions autonomes de la République populaire de Chine et abriterait plus de 10 millions de Ouïghours.

Source :  RT France 

 

 4- Europe: les USA auront leur guerre ? 

À la Conférence de Munich sur la Sécurité, le 19 février, le secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg a affirmé : « Europe et Amérique du Nord doivent défendre l’ordre international, que Chine et Russie défient en tentant de réécrire ses règles au bénéfice de leurs propres intérêts ».

Après avoir accusé la Russie de « comportement déstabilisant », il a déclaré que « l’ascension de la Chine est une question déterminante pour la communauté transatlantique ». Il a ensuite annoncé un prochain « ajournement du concept stratégique de l’OTAN » parce que « nous avons besoin de nous renforcer militairement » avec des « partenaires proches comme Australie et Japon ». Appel aux armes donc pour les alliés des USA, non seulement contre la Russie en Europe mais contre la Chine en Asie. Avec pour résultat que Russie et Chine renforcent leur alliance aussi sur le plan militaire. Côté Europe l’escalade dangereuse se poursuite et tend même à s’accélérer si l’on en croit la déclaration du général James C. McConville, chef d’État-Major de l’Armée des États-Unis dans une intervention auprès d’une réunion d’experts à la George Washington School of Media and Public Affairs3. Le général McConville non seulement communique que l’U.S. Army est en train de se préparer à installer de nouveaux missiles en Europe, d’une façon évidente dirigés contre la Russie, mais révèle que ce seront des missiles hypersoniques, un nouveau système d’arme d’extrême dangerosité.

Cela crée une situation à très haut risque, analogue si ce n’est pire à celle dans laquelle se trouvait l’Europe pendant la guerre froide, comme première ligne de confrontation nucléaire entre États-Unis et Union soviétique.

Les Allemands, fidèles alliés des Américains, ont certainement compris le plan Biden mais ils refusent de voir d’admettre que cela met l’ensemble de l’Europe en grand danger. Le plan OTAN 2030 cherche à maintenir la pression sur les Européens pour que la Russie soit toujours considérée comme une menace constante et dangereuse, prête à détruire l’Europe. Les Américains veulent nous entraîner dans une folie et la France ne doit pas se laisser berner par ce comportement irresponsable et totalement absurde.

 

5- G7 s'ingère, Pékin riposte 

Ce 15 juin, soit deux jours après que le G7 a pris position au sujet du détroit de Taïwan à l’occasion du sommet de Carbis Bay [Royaume-Uni], Taipei a fait état de la présence de 28 avions de l’APL dans les environs de l’île, dont 20 chasseurs [14 J-16 et 6 J-11], 4 bombardiers H-6K, 2 KJ-500, 1 Y-8 EW [guerre électronique] et 1 Y-8 ASW.

Le ministère taïwanais de la Défense a précisé qu’il a fait décoller des avions de combat [dont le type n’a pas été précisé] pour intercepter la formation chinoise. Cette dernière s’est scindée en plusieurs groupes. Les deux KJ-500 sont ainsi restés au sud de Taïwan [alors qu’un seul aurait suffi…], sous la protection de 10 J-16 et des 6 J-11. Puis deux bombardiers H-6K ont volé jusqu’à la pointe méridionale de l’île avant de rebrousser chemin. Mais deux autres, accompagnés par 4 J-16 et le H-6 ASW, ont continué leur parcours, jusqu’à la hauteur des bases de Taitung et de Chiashan.

Cette nouvelle démonstration de force chinoise près de Taïwan peut être considérée comme la réponse de Pékin aux dernières déclarations du « Groupe des 7 » [Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni] et de l’OTAN.

" Nous réitérons l’importance de maintenir une région indopacifique libre et ouverte, qui est inclusive et fondée sur la primauté de droit. Nous soulignons l’importance de la paix et de la stabilité dans l’ensemble du détroit de Taïwan et nous encourageons les parties de chaque côté du détroit à résoudre leurs enjeux de manière pacifique. », ont en effet affirmé les dirigeants du G7.

L’ambassade de Chine à Londres a immédiatement réagi à cette déclaration en dénonçant une « diffamation gratuite » à l’égard de Pékin et une « ingérence dans les affaires intérieures chinoises. Nous défendrons résolument notre souveraineté nationale, notre sécurité et nos intérêts de développement, et nous lutterons résolument contre toutes sortes d’injustices et d’atteintes imposées à la Chine. ».

Source : Opex.360

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV